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Naturopathie

Endométriose et médecines douces

LES CAUSES ET FACTEURS DE RISQUES

On note aujourd’hui plusieurs causes et facteurs de risques :

  • Les dérèglements hormonaux et une surproduction d’oestrogènes.
  • Les toxiques environnementaux et les perturbateurs endocriniens.
  • Les femmes présentant un facteur Rhésus négatif sont deux fois plus susceptibles de développer une endométriose.
  • La taille physique des femmes représente également un facteur de risque accru de développement de l’endométriose : une grande taille est associée à un risque plus important d’endométriose.
  • Une étude démontre l’existence de facteurs héréditaires.
  • Un potentiel angiogénique élevé .
  • Une déficience immunitaire, une faiblesse hépatique ou fatigue surrénalienne…

COMMENT DIAGNOSTIQUER L’ENDOMÉTRIOSE ?

Le diagnostic de l’endométriose est complexe car la maladie revêt des formes variées.

L’interrogatoire de la patiente par le médecin, gynécologue ou généraliste doit pouvoir orienter le diagnostic : douleurs pendant les règles, pendant les rapports sexuels, troubles digestifs, urinaires, saignements anarchiques, douleurs à la marche …

Cet interrogatoire amènera le médecin à prescrire différents examens (radiologiques ou chirurgicaux) :

  • Echographie /échographie pelvienne.
  • IRM.
  • Hystérographie ou Hystérosalpingographie.
  • Echographie endorectale.
  • Coloscanner à l’air, coloscopie virtuelle, uroscanner.
  • Cœlioscopie ou Laparotomie.

QUELS SONT LES SIGNES DE L’ENDOMÉTRIOSE

Dans 20% des cas, l’endométriose peut être asymptomatique. Mais cette pathologie peut aussi provoquer des symptômes divers et variés tels que :

  • Des dysménorrhées.
  • Des dyspareunies (relations sexuelles douloureuses).
  • Des douleurs pelviennes.
  • De la dysurie (difficulté à uriner) et/ou de la dyschésie (difficulté douloureuse pour éliminer les selles).
  • Des douleurs lombaires et abdominales.
  • Des saignements prémenstruels, des ménorragies ou des rectorragies.
  • Une fatigue chronique.
  • Des troubles de la fertilité.
  • Des troubles digestifs…

La chronicité des symptômes et le retard de diagnostic mettent les patientes dans un état de détresse profonde.

L’endométriose diminue et disparaît généralement après la ménopause, mais doit tout de même être surveillée surtout quand des traitements hormonaux de substitution sont mis en place à la ménopause.

Peu de solutions naturelles sont proposées alors que certaines plantes, vitamines et minéraux (phytothérapie / micronutrition) ont fait l’objet d’études scientifiques et sont reconnus pour soulager les troubles liés à l’endométriose et peuvent être d’un grand soutien.

L’accompagnement naturel de l’endométriose s’avère aussi fort efficace en complément de la prise en charge médicale et améliore la qualité de vie de nombreuses femmes.

CONSEILS ALIMENTAIRES ET D’HYGIÈNE DE VIE

De plus en plus d’études s’intéressent au lien entre alimentation et l’endométriose. Des conclusions de ces études nous vous en avons tiré des conseils.

Optez pour des graisses, oui, mais des bonnes !

Selon les études, les oméga-6 ont une action pro-inflammatoire lorsqu’ils sont en excès ; ils doivent donc être diminués. De plus, il est conseillé d’augmenter les apports en oméga-3 qui permettent de diminuer la production des prostaglandines pro-inflammatoires issues des oméga-6. Plusieurs études ont montré que diminuer les oméga 6 et d’augmenter les oméga 3 réduisait le risque d’endométriose et l’aggravation des symptômes6.

Les meilleures sources d’oméga-3 sont les poissons gras riches en EPA et DHA tels que saumon, sardine, maquereau, hareng, truite. Côté végétaux, on peut opter pour les noix, les graines de lin, les huiles végétales riches en acide alpha-linolénique (ALA)…

Faites le plein de légumes et de fruits

Des chercheurs ont montré que les femmes qui consommaient le plus de légumes verts et de fruits frais ont un risque significativement plus faible de souffrir d’endométriose.

Dans une autre étude parue en 2018, les chercheurs ont démontré les effets bénéfiques sur le risque d’endométriose d’une consommation élevée de fruits frais, et particulièrement d’agrumes. Ainsi mettez l’accent sur les légumes verts et mangez des agrumes au moins une fois par jour !

Veillez à bien choisir vos matières premières

Nous sommes tous exposés aujourd’hui aux produits chimiques, aux perturbateurs endocriniens et autres toxiques… et chez les femmes, cette exposition peut augmenter le risque d’endométriose. Par exemple, les femmes les plus exposées aux pesticides ont jusqu’à 70% de risque de souffrir d’endométriose !

Veillez donc à choisir des aliments bio de préférence ou issu d’un circuit cour, mais aussi de choisir des fruits et des légumes de saison.

Limitez le gluten, les acides gras saturés, les sucres, les produits laitiers, le soja et la viande rouge

L’inflammation est un facteur aggravant de l’endométriose. C’est pourquoi il est conseillé d’éviter les aliments connus pour stimuler un processus inflammatoire ou irriter les intestins.

  •     75% (156) des femmes avaient beaucoup moins mal qu’avant.
  •     25% n’ont pas vu de différence.
  •     Aucune d’entre elles n’a perçu une augmentation de la douleur.


Les aliments riches en acides gras saturés, en sucres et la viande rouge sont aussi à limiter, mais pourquoi ?

Les acides gras saturés (beurre, charcuteries, fromages) : ils favorisent la formation de prostaglandines pro-inflammatoires.

Le sucre et les produits laitiers : ils favorisent l’inflammation (préférez des sucres naturels c’est-à-dire celui que nous trouvons dans les fruits par exemple et optez pour des laits d’origine végétale).

Le soja : il agit comme un œstrogène dans le corps.

La viande rouge : elle contient des œstrogènes (si vous en mangez un peu, ne la faites pas trop cuire ni griller, car les substances formées lors de ces cuissons à hautes températures augmentent le stress oxydatif et l’inflammation).

Adoptez une alimentation pauvre en FODMAP

Un tiers des femmes souffrant d’endométriose a potentiellement des troubles digestifs liés à la maladie. Le « pauvre » du régime « pauvre en FODMAP » a son importance. Il ne s’agit pas de supprimer ces sucres de son alimentation, mais bien d’identifier ceux qui font le plus mal et d’adapter les quantités.

Personnalisez donc votre alimentation en fonction de votre sensibilité aux FODMAP. En effet, les aliments riches en FODMAP favorisent les désagréments intestinaux chez les personnes enflammés tels que des douleurs, des ballonnements, de l’inflammation, les ballonnements… Ils sont donc à limiter chez les personnes souffrant d’endométriose.

Gérez vos émotions

L’endométriose est une pathologie épuisante aussi bien physiquement que mentalement.
Pratiquer de la relaxation, de la méditation, du yoga, de l’auto-massage… mais aussi s’accorder du repos, de la lecture, de l’écriture…

Pratiquez une activité physique régulière

Face aux douleurs que provoquent les lésions d’endométriose, beaucoup de femmes boudent le sport, par crainte de souffrir davantage. Pourtant, la pratique d’une activité physique modérée aide à mieux supporter la douleur.

La pratique sportive a donc de multiples bénéfices sur la santé physique d’une femme atteinte d’endométriose, sans parler de la satisfaction psychologique qu’elle entraîne.

Cependant, lorsque les troubles liés à l’endométriose sont particulièrement forts, il faut savoir adapter son plan d’entraînement à ses symptômes. Selon la localisation des foyers dans le corps, il se peut que seuls des exercices des bras et des épaules soient possibles ou même qu’il ne faille pratiquer aucune activité. Dans ce cas, et même si l’exercice procure un grand plaisir, il faut être raisonnable et cesser toute activité physique jusqu’à ce que les troubles aient disparu.

Les bienfaits de la cure thermale

La cure thermale ayant une orientation « gynécologie » vient comme un traitement naturel et global de la maladie.

Les eaux utilisées lors de cure thermale, par leurs compositions riches en soufre, en sodium et en bicarbonate, ont une action antalgique puissante, une action cicatrisante et antispasmodiques sur les muqueuses génitales.

Différents soins peuvent être prescrits lors de la cure :

  • Bain avec irrigation vaginale, afin d’appliquer l’eau thermale en grande quantité directement sur les muqueuses.
  • Compresse décongestionnante.
  • Douche au jet.
  • Piscine de mobilisation.
  • Columnisation, c’est une application intra-vaginale de mèches imbibées d’eau thermale.

LES MÉDECINES DOUCES CONTRE L’ENDOMÉTRIOSE

Il existe de nombreuses techniques pour aider les femmes souffrant d’endométriose :
L’ostéopathie, l’acupuncture, le yoga, le qi gong, le Tai chi, la méditation, les techniques de relaxation (sophrologie…) et bien sur la naturopathie qui grâce à de nombreuses méthodes pourra également aider à soulager.

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